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La fonction de ces dimensions s'explique facilement au moyen des distinctions exposées plus haut :
* Le sonkeigo est utilisé pour marquer le respect dû par le locuteur à la personne/au groupe social dont il parle. Cette personne/son groupe social peut n'être autre que l'interlocuteur/son groupe, mais peut tout aussi bien être une personne/un groupe non présent.
* Le kenjōgo est utilisé pour exprimer la relation de hauteur entre deux entités (personnes ou groupes sociaux) constituant le sujet de conversation. Contrairement à ce que le nom pourrait faire croire, le kenjōgo n'est donc pas uniquement utilisé pour parler avec humilité de soi/de son groupe : ce n'est le cas que lorsque qu'il y a identité entre la personne/le groupe social constituant la partie « inférieure » de la relation de hauteur mentionnée dans le sujet de conversation et le locuteur ou son groupe.
* Le teineigo est utilisé pour exprimer de manière directe de la courtoisie à son interlocuteur, et ce quel que soit le sujet de la conversation. Notons la différence subtile entre courtoisie et respect : là ou le respect exprime une différence de hauteur entre deux entités, la courtoisie exprime, elle, une absence de familiarité entre ces deux entités. Alors que l'expression de respect implique en général l'expression de courtoisie, l'inverse n'est pas vrai : il est tout à fait possible de parler courtoisement à quelqu'un sans lui exprimer de respect (le cas typique est celui de deux collègues d'une même entreprise de même niveau hiérarchique et n'étant pas en termes familiers).
Ainsi, les moyens qu'offrent la politesse japonaise permettent (et souvent la situation sociale impose) par exemple :
* de parler familièrement à quelqu'un de quelqu'un d'autre avec respect ;
* de parler courtoisement à quelqu'un de quelqu'un sans respect ;
* d'exprimer de la courtoisie à son interlocuteur sans lui exprimer de respect (voir plus haut) ;
* d'exprimer du respect à son interlocuteur (ce qui implique de lui exprimer de la courtoisie, et le plus souvent d'exprimer de la modestie envers soi-même) ;
* d'exprimer (au moyen du langage de respect et du langage de modestie) à son interlocuteur la relation entre deux personnes externes, ce qui peut se faire en parlant familièrement ou courtoisement à son interlocuteur ;
C'est une langue agglutinante tel que le turc, le basque, l'espéranto, le coréen et les langues finno-ougriennes.
Le japonais est une langue dite « à tête finale » : le prédicat se place à la fin de la phrase, l'objet est placé devant le verbe, l'adjectif se met devant le substantif, et la morphologie est principalement suffixante.
Il n'y a ni article, ni genre, ni nombre ; les verbes ne se conjuguent pas selon les personnes (je, tu, il...) ; des particules invariables indiquent la fonction du mot dans la phrase. En japonais on précise les éléments sus mentionnés si le besoin s'en fait sentir (par exemple pour lever une ambiguïté).
Il est également possible d'utiliser des phrases minimales.

Le langage C peut être qualifié de bas niveau ou peu typé dans le sens où le langage est conçu pour permettre la manipulation directe des mots machine. Il propose un éventail de types entiers et flottants qui correspondent directement aux types supportés par le processeur. Il fait en outre un usage intensif des adresses mémoires avec la notion de pointeur. Il a une notion de type composé, mais ne propose aucune opération qui traite directement des objets de plus haut niveau (fichier informatique, chaîne de caractères, liste...). Ces types plus évolués doivent être traités en manipulant des pointeurs et des types composés. De même, le langage ne propose pas en standard la gestion de la programmation orientée objet, ni de mécanisme d'exception, ou de traitement multitâche. Il existe des fonctions standards pour gérer les entrées-sorties et les chaînes de caractères, mais contrairement à d'autres langages, aucun opérateur spécifique pour améliorer l'ergonomie. Ceci rend aisé le remplacement des fonctions standards par des fonctions spécifiquement conçues pour un programme donné.
Le langage C a été utilisé pour rendre le système d'exploitation UNIX plus portable. Il a conservé de cela une très grande efficacité pour tout ce qui concerne le développement système. Ainsi la majorité des grands systèmes d'exploitation entre les années 1975 et 1993 ont été développés en C.
Ces caractéristiques en font un langage privilégié quand on cherche à maîtriser les ressources utilisées, le code assembleur généré par les compilateurs étant relativement prévisible et parfois même optimal sur les machines d'architecture RISC à grand nombre de registres. Ce langage est donc extrêmement utilisé dans des domaines comme la programmation embarquée sur microcontrôleurs, les calculs intensifs, l'écriture de systèmes d'exploitation et tous les modules où la rapidité de traitement est importante. Il constitue une bonne alternative aux langages d'assemblage dans ces domaines, avec les avantages d'une syntaxe plus lisible et de la portabilité du code.
En contrepartie, la mise au point de programmes en C, surtout s'ils utilisent des structures de données complexes, est plus difficile qu'avec des langages de plus haut niveau. En effet, dans un souci de performance le langage C impose à l'utilisateur de programmer certains traitements (libération de la mémoire, vérification de la validité des index sur les tableaux...) qui sont pris en charge automatiquement dans les langages de haut niveau.
Le C étant un langage simple, son compilateur l'est également. Cela se ressent au niveau du temps de développement d'un compilateur C pour une nouvelle architecture de processeur : Kernighan et Ritchie estimaient qu'il pouvait être développé en deux mois[1]. C'est pour cela qu'il est souvent choisi comme premier langage sur une nouvelle architecture.
Beaucoup de limitations du langage C ont été levées dans d'autres langages de programmation qui ont adopté une syntaxe inspirée de celle de C ; outre C++ qui est à l'origine une extension de C enrichi de la notion d'objet, on peut citer Java, JavaScript, PHP et C#.